Zone de Texte: La perspective oblique, dite aussi à points de fuite ou aussi perspective centrale, linéaire ou conique, prie naissance avec des peintres de la Renaissance. 














Culte de la difficulté : Nombreux sont les débutants qui abandonnent le dessin ou la peinture en raison des difficultés qui font obstacle à un travail rapide. Les notions qui leurs sont données, sans être fausse, relèvent plus de la suffisance des « professeurs » que des réalité. Ce culte de la difficulté, contre lequel je me suis toujours heurté, ne vise en fait qu’à donner l’apparence de connaissances très « pointues ». Simplement à titre d’exemple, concernant la perspective, voici le genre de travail d’étude qui est souvent donné aux débutants (repris sur un site Internet qui entend donner des informations… de base) :

<<Lorsqu'on parle de perspective à points de fuite, on utilise quelques plans et droites particuliers : 

Le plan du tableau, noté (T), est le plan sur lequel on fait le dessin. 
Le plan du sol, noté (S), est un plan fixé, perpendiculaire à (T).

Le point de vue, noté O, est un point hors de (T) et de (S) : c’est le point où 
devra se placer l’oeil pour que le dessin sur (T) coïncide avec l’image réelle.

Le plan de l’horizon, (H), est le plan parallèle à (S) passant par O. 

La ligne d’horizon, (h), est l’intersection de (H) et de (T). 

La ligne de terre, LT, est l’intersection de (S) et de (T). 

Un plan ou une droite parallèles à (S) sont appelés horizontaux. 

Un plan ou une droite perpendiculaires à (S) sont appelés verticaux. 

Un plan ou une droite parallèles à (T) sont appelés frontaux. 

Un plan ou une droite perpendiculaires à (T) sont appelés de bout. >>


Fin de citation !
A la vue d’un tel ambroglio, mieux vaut ne pas insister : c’est tout simplement nul comme mode pédagogique destiné à former de véritables artistes peintres, je laisse donc volontiers aux enseignants des beaux arts ce genre de « masturbation intellectuelle » parfaitement stérile au niveau de la pratique, même si ces théories sont relativement justes, car à ce niveau, il serait de bon goût d’intégrer les déformations des verticales dues à la perspective aérienne.

Voyons donc les choses plus simplement et des données faciles à utiliser dans la pratique. La difficulté du dessin en perspective est de traduire dans un plan (celui de la feuille de papier ou de la toile par exemple) une construction qui est définie dans l'espace (en trois dimensions). 



La perspective dans le tracé

La perspective fait partie des techniques de base du dessin, et c'est pourquoi elle est souvent enseignée aux débutants : la connaissance de ses « lois » est indispensable en art figuratif… sans être à négliger dans les autres modes d’expression, notamment les règles régissant le travail des couleurs.

Le respect de la perspective est extrêmement important, tant pour l’artiste dessinateur que pour l’artiste peintre. En fait, très peu d’artistes maîtrisent réellement la perspective, et ce qui est encore plus grave, les livres spécialisés sur ce sujet qui contiennent des erreurs importantes ne sont pas rares, sans parler de leurs complications parfois impensables, pour traduire un simple effet d’optique tout à fait naturel !

Pour étudier la perspective, le plus important consiste à savoir observer et connaître simplement quelques règles indispensables… et de les appliquer régulièrement, avec la pratique, respecter la perspective devient automatique. Ce sont ces règles que nous allons voir à présent :

Sur le croquis ci-contre, le plus important à retenir est l’existence de la ligne d’horizon, 
toujours placée à hauteur de nos yeux (règle absolue) et la ligne d’horizon « verticale », 
placée face à l’observateur, le point d’intersection de ces deux lignes n’est autre que le 
point de vue  (il est conseiller de ne pas placer ce point de vue au centre de votre dessin, 
mais légèrement à droite ou à gauche du centre, selon « l’équilibre » des masses de 
votre sujet).

La ligne d’horizon « horizontale » est celle que tout artiste figuratif  soit avoir en tête pour 
construire ses œuvres, en effet, c’est sur elle que se situent tous les points de fuite (A, B 
sur le croquis).






Cube à la perspective exagérée :

On voit ici deux points de fuites sur l'horizon. Les parallèles convergent toutes vers le même point :





La ligne d’horizon « horizontale »

Cette ligne d’horizon est la plus connue. En principe, sa connaissance est enseignée dans toutes les écoles, sommairement pour le moins. L’artiste, quant à lui, doit en posséder une connaissance approfondie, puisque sur cette ligne reposera la construction de tout son travail (en art figuratif). Il est donc primordial de savoir la déterminer avec le plus de précision possible, ce qui est relativement facile en théorie, c’est sur le terrain que les difficultés sérieuses apparaissent !

Quelques astuces pour déterminer la ligne d’horizon sur le terrain : Il est toujours difficile, en matière d’art, de passer de la théorie à la pratique et la détermination de la ligne d’horizon en est un des exemples les plus significatifs. Sur le terrain, votre ligne d’horizon n’est pas à situer « approximativement » mais avec une très grande précision. C’est par là que, dans tous les cas, l’artiste doit commencer avant de construire quoi que ce soit. 

Nous savons que la ligne d’horizon est placée très exactement à la hauteur de nos yeux, de ce fait, la ligne d’horizon n’est jamais la même pour des personnes de taille différente, ni même pour le même individu s’il change de position. Il convient donc de déterminer avec précision l’emplacement de vos pieds dès le départ et il est indispensable également de toujours adopter la même position franchement debout ou toujours assis sur le même support (siège ou autre). Adopter la position la plus confortable possible, vous serez amené à la reprendre tout au long de votre travail.

Ceci étant fait, prendre le temps d’observer le sujet que vous allez travailler.  Pour faciliter votre observation, vous devez savoir ceci :
Au bord de la mer, la ligne d’horizon est toujours située à la limite de la mer et du ciel : les « marines » ne posent pas de problème pour situer la ligne d’horizon, elle est pratiquement toute tracée par cette limite (très légèrement courbe)… à l’horizon.
Les plans horizontaux sont toujours visibles s’ils sont situés sous la ligne d’horizon et ils paraissent de plus en plus étroits au fur et à mesure qu’ils s’en rapprochent pour disparaître complètement s’ils sont tangents à la ligne d’horizon.
Les plans horizontaux sont toujours invisibles s’ils sont situés plus haut que la ligne d’horizon.
Pour les surfaces circulaires, la bordure qui détermine la surface est toujours en forme d’ellipse complète si elle est située en dessous de la ligne d’horizon, la ligne la plus proche de l’observateur est toujours concave, alors que celle située à l’arrière est toujours convexe… et visible !
Pour les surfaces circulaires, la bordure qui détermine la surface est toujours en forme de demie ellipse convexe si elle est située au dessus de la ligne d’horizon, la ligne la plus éloignée, pour un volume opaque, est toujours invisible, mais si le volume est transparent (verre) ou simplement délimité par un cercle métallique, la partie arrière est toujours concave !
Pour les surfaces circulaires, la bordure qui détermine la surface est toujours une ligne horizontale si elle est située exactement sur la ligne d’horizon. 
Sur le terrain toujours, il convient de déterminer des points de repaire qui vous serviront, en cours de travail, à vous remémorer avec précision la « passage virtuel » de la ligne d’horizon. Attention de ne pas prendre comme point de repaire un objet mobile susceptible d’être déplacé. Prenez de préférence des points facile à reconnaître : dessus d’un piquet ou d’un poteau, bordure de toiture, angle d’une porte ou d’une fenêtre, branche d’un arbre, muret, sommet de vallon, etc. Il convient de déterminer au minimum deux points de repaire pour les « cadrer » dans votre dessin. En déterminer davantage est souvent préférable.
Ne craignez pas de consacrer ¼ d’heure ou plus à la détermination de la ligne d’horizon, voire plus si besoin est : tout « l’équilibre » de votre travail en dépendra.
N’oubliez jamais qu’une différence, ne serait-ce que d’un centimètre de la hauteur de vos yeux par rapport au sol modifiera complètement votre travail, surtout pour les surfaces situées près de la ligne d’horizon : une surface visible avec une ligne d’horizon située à 1,61 du sol peut très bien ne plus l’être avec une ligne située à 1,60 m !
C’est sur cette ligne d’horizon que sera situé l’ensemble de vos points de fuite, sans exception (sauf pour la ligne d’horizon verticale que nous allons voir ci après).
Pour faciliter votre travail dans vos débuts, vous pouvez aussi matérialiser la ligne d’horizon en tendant, à deux ou trois mètres de vous, une cordelette bien horizontale et à hauteur de vos yeux (très exactement). Cette cordelette sera fixée soit sur des éléments du paysage (troncs d’arbre, poteaux, etc.) ou sur deux supports (bâtons, par exemple) que vous mettrez en place vous-même à cette intention, et que vous retirerez votre travail terminé. La cordelette vous donnera très exactement le passage de la ligne d’horizon, comme vous l’indique le croquis ci-dessous :

Dans ce paysage, les deux supports doivent permettre de fixer la cordelette (A-B)  
exactement à hauteur de vos yeux pour déterminer la ligne d’horizon (en rouge) 
avec précision… surtout pas approximativement !

Toutes vos fuyantes (en vert dans cet exemple) se recouperont très exactement 
sur cette ligne : il est impératif de respecter cette règle, faute de quoi toute la 
construction de votre dessin ou de votre tableau serait faussé.

















La ligne d’horizon « verticale »

Généralement, il est dit que toutes les lignes verticales restent verticales dans le travail de la perspective : c’est une erreur ! En fait, toutes les lignes verticales se rejoignent sur des points de fuite placés sur la « ligne d’horizon verticale », même si l’incidence sur votre dessin est faible, il en est ainsi. Il est par ailleurs très facile de l’observer dans la nature, notamment en ville pour l’architecture des maisons dans une rue « en enfilade ».

Chacun connaît le principe de mesure avec le bras tendu, très utilisé par de nombreux artistes figuratifs : prenez une réglette ou tout autre objet allongé (crayon, pinceau, etc.) dans votre main, tenez le bien horizontalement ou verticalement (selon le genre de mesure) et face à vous. Attention, votre bras doit impérativement être tendu au maximum, le plier, ne serait-ce que très légèrement, fausserait totalement vos mesures car il est pratiquement impossible dans le temps de retrouver exactement le même « angle de courbure ». 

Nous allons à présent observer l’incidence sur les lignes verticales de ce qui vient d’être dit, pour ce faire, recherchez deux murs parallèles et assez rapprochés (dans une rue étroite par exemple). 

Nous savons que l’écartement de ces deux murs est le même à leur base qu’en hauteur… mais l’effet de perspective « aérienne » vous donnera « une lecture » bien différente. Revenons en à notre réglette, placez une extrémité au niveau de la ligne d’horizon de manière à tangenter une arrête d’un des deux murs, puis faite glisser votre pouce de manière à déterminer sur votre réglette le point de tangente de l’autre mur. Conservez bien cette distance sur votre réglette (ne bougez pas votre doigt). Effectuez la même mesure sur le haut des murs, vous prendrez immédiatement conscience que votre nouvelle mesure est différente de la première : les murs paraissent plus rapprochés. Effectuez plusieurs fois ce contrôle : il ne s’agit pas d’une erreur, mais simplement de l’effet de perspective que nous devons à la ligne d’horizon « verticale », cette ligne est imaginaire, évidemment ! 

Pour compléter votre observation, vous remarquerez que le même phénomène est observable en effectuant des mesures en dessous de la ligne d’horizon « horizontale ». L’écartement des deux murs est donc maximal exactement à la hauteur de vos yeux, c'est-à-dire sur la ligne d’horizon « horizontale » et elle diminue aussi bien en dessus qu’en dessous. Très rares sont les artistes qui connaissent ce phénomène… simplement parce qu’ils ont suivi des conseils mal adaptés ou se sont informés sur des livres mal conçus, souvent écrits par des personnes qui ne sont pas elles mêmes des artistes, ou des personnes qui n’ont jamais dessiné d’après nature !

La ligne d’horizon verticale (en rouge sur le croquis) coupe la ligne d’horizon horizontale juste en face de l’observateur en un point appelé « point de vue ». Attention, lors de la détermination sur le terrain, de ne pas tourner la tête à droite ou à gauche : pour éviter ce problème directionnel, déterminer un repaire précis face à vous dont vous ne changerez plus pour construire votre tableau ou votre dessin. L’incidence de la ligne d’horizon « verticale » bien que certain, est très souvent négligée par une grande majorité d’artistes, cependant, il est important de la connaître, surtout pour le dessin et la peinture proches de l’hyperréalisme d’après nature, comme c’est le cas de l’impressionnisme moderne qui ressort de ma technique personnelle. Dans les dessins caricaturaux, la mise en pratique de ces propos n’est pas rare… et souvent très accentuée, comme le veut le dessin caricaturale. 

Dans tous les cas, la pratique de la perspective aérienne demande une haute technicité et une parfaite maîtrise des lois de la perspective. Donc, si vous êtes débutant, vous pouvez passez outre et vous contenter de représenter les lignes verticales verticalement, si j’ose dire, sur votre dessin ou votre toile… avec la pratique, vous pourrez toujours prendre en considération la perspective aérienne, le côté artistique de votre travail n’en sera que influencé.


Détermination des points de fuite

C’est sans doute là que réside la principale difficulté du dessin en perspective. Le passage de la théorie à la pratique n’est jamais sans poser des problèmes. Vous trouverez dans « Technique 2 » une suite de petits croquis, pour savoir comment procéder avec un minimum de risque d’erreur… Patientez, chaque chose en son temps !

Réductions dues à l’incidence de la perspective

Le travail de perspective peut être effectué par la simple observation minutieuse des différentes proportions des volumes en fonction de leur éloignement. Cette observation prouve que plus un sujet est éloigné plus il apparaît petit, ses contours sont de moins en moins nets et la tonalité des couleurs de plus en plus dégradée, ces dégradés s’obtenant en dégradant les couleurs du sujet avec celles du ciel. Pour les sujets les plus lointains, la couleur la plus foncée du ciel suffit souvent à leur représentation.

Cependant, il est des sujets particulièrement difficiles à représenter… si l’on veut respecter les proportions au millimètre près. C’est le cas des ponts avec de nombreuses arches, comme nous en rencontrons sur le cours de la Loire. Voici une méthode simple pour déterminer exactement les réductions, utilisables pour le dessin des arches d’un pont, les réductions des carrelages ou autres dessins demandant une grande précision (expression hyperréaliste ou surréaliste par exemple).

Le petit croquis ci-dessous, simplifié au maximum pour en faciliter la compréhension, vous donne la marche à suivre :









.









Conduite du travail :
Déterminer avec précision la ligne d’horizon sur votre dessin ou sur votre toile (en rouge sur le croquis).
Tracer très légèrement les fuyantes (bleues sur le croquis) après avoir déterminer avec précision vos points de fuite (A et B pour le même volume)
Déterminer avec précisions l’emplacement des angles extérieurs du volume (en noir sur le croquis) se dirigeant vers le même point de fuite (A, sur le croquis)
Après avoir déterminé le second point de fuite (B sur le croquis), tracer deux lignes (1-B et 9-B, en vers sur le croquis)
Tracer ensuite une ligne de mesure, parallèle à la ligne d’horizon, la plus éloignée possible de la ligne d’horizon (en rouge) pour donner un maximum de précision à vos proportions.
Mesurer sur la ligne de mesure la distance qui sépare les points 1 et 9, et la diviser par le nombre d’intervalles à représenter (points 2, 3, 4, 5, 6, 7 et 8 sur le croquis). Tous ces points sont équidistants sur votre tracé.
Tracer les « fuyantes » de traçage (2-B, 3-B…. 8-B)
Les points d’intersection avec la fuyante de base (F3 sur le croquis) détermine avec précision les points desquels doivent être élevées les verticales pour situer les arrêtes qui serviront de base à votre sujet.
Faire disparaître vos tracés inutiles, la réduction progressive de vos espaces sur votre sujet (en noir sur le croquis) sera exactement le même que celle observable sur le terrains. 

Compliquons un peu les choses. Supposons que l'on veuille dessiner une clôture dont les poteaux, de même taille sont tous situés à la même distance les uns des autres. 



Il suffit des poser les deux premiers puis de procéder comme suit : 

Pour déterminer la position du troisième poteau, on trace une ligne passant par le sommet du premier,
 A et le milieu du deuxième N. On en déduit la position de F. 
On remonte à la verticale et on en déduit le poteau. 
On observera aussi comment l'ombre des poteaux est construite. 
Ces ombres sont déterminées par rapport à l'intersection entre la ligne passant entre le sommet du poteau 
et le soleil et la ligne passant par O et le bas du poteau.













Voyons à présent la construction d’un carrelage : La principale difficulté lors du dessin d'un carrelage est de déterminer la longueur des carreaux. Il existe cependant une technique simple :



On voit ici comment construire un carrelage par divisions successives.

A l'aide des diagonales on détermine la moitié de la zone à carreler. 
Puis on recommence en divisant autant de fois que nécessaire. 
Si les carreaux sont carrés, ont peut aussi utiliser la diagonale de chaque 
carreau comme moyen de trouver le suivant.







Les reflets : 

Les reflets apparaissent compliqués à première vue, mais finalement, il n'en est rien.

 Une erreur fréquente est de considérer que le reflet est l'image de l'original en sens inverse. 
En fait, il suffit de tracer une ligne verticale entre le point que l'on veut projeter et la surface de l'eau. 
On trace alors un trait de même longueur sous la surface de l'eau

On a AB = BC. Par extension on peut calculer les reflets par rapport à des miroirs. 
La, la ligne n'est pas verticale, mais perpendiculaire au miroir

Les fuyantes ABet C (celles de surface et celle du reflet C) se rejoignent sur le mêle point de fuite, 
dont sur la ligne d’horizon.




Les ombres : 

Les ombres ont le même point de fuite que l'objet qui les projette. Pour déterminer les ombres, il faut tracer 
une ligne entre la surface sur laquelle se projettent l'ombre et la lumière (soleil, claire de lune ou lampe).

L'illustration ci-contre suppose un soleil situé à 45 degrés, et à gauche de l'image. 
On détermine les points de projection de l'ombre au sol avec des lignes de 45 °. 

Voir l’exemple précédent (les reflets) dans le cas ou la source de lumière est visible sur le dessin.







Les ellipses 

Les ellipses sont plus faciles à construire si l'on considère qu'elles s'inscrivent dans un rectangle. Le centre se trouve à l'intersection des diagonales. Il ne reste plus alors à dessiner approximativement une ellipse en restant tangent au rectangle

Le verre ci contre est un exemple de perspectives inexactes fait à main levée. L'horizon est au dessus du verre, 
et le pied devrait donc être plus "ouvert" que le dessus du verre. Un peu plus large donc. 

L'utilisation de ligne de fuite permettrait d'améliorer ce dessin. Seul point positif, les ellipses sont bien horizontales.







Cette photographie montre comment le verre aurait du être dessiné. 
Mais, forcément, c'est plutôt facile à dire.... 
Pour s'aider il faut construire l'ellipse.





Pour « construire » une ellipse, il conscient de commencer par tracer le carré qui inscrit le cercle qui sera 
représenté en ellipse. Pour ce faire, il suffit de considérer la partie la plus large de l’ellipse et de tracer les
fuyantes (en vert sur le croquis ci-contre) en direction du point de fuite (dans ce croquis, nous supposons 
une perspective parallèle, avec un seul point de fuite).

Ensuite situer, par mesure directe sur le terrain, le côté du carré (tangent de l’ellipse) le plus proche de vous. 

Puis, toujours en mesurant directement (bras tendu) le côté le plus éloigné. 
Avec les deux côtés déterminés par les fuyantes, vous obtenez un trapèze.
Tracé alors les diagonales de ce trapèze pour déterminer exactement son centre. 
Partant de ce centre, élevé les médianes. Il vous suffit alors de joindre, à main levée, les points d’intersection, 
en respectant les courbes, les points d’intersection des diagonales avec les côtés de votre trapèze. La ligne 
ainsi obtenue, à l’aide de ces 8 points caractéristiques, est l’ellipse.








Tracer un cercle en perspective
Pour reprendre ce système, en le perfectionnant, prenons un cube pour exemple :



									Dès que le cercle inscrit dans ABCD est tracé nous obtenons huit points caractéristiques: intersections de ce cercle et des médianes et									des diagonales. Sur les autres faces, qui sont aussi des carrés, les cercles inscrits dans ADFE et CDFG passent par des points 										identiques. Pour les obtenir nous traçons (en pointillés) des lignes de report (parallèles aux côtés des carrés et passant par ces points 2 									par 2).







									Il ne reste plus qu'à joindre ces points, sur chaque face, par un trait continu tout en rondeurs... ce qui n'est pas 									forcément le plus facile! Vous venez de dessiner deux cercles sur des faces fuyantes.








Pratique de la perspective

Dans la pratique, l’artiste ne perd pas son temps en de telles constructions géométriques, sauf en cas de grandes difficultés ! Rien, sur le terrain, ne peut remplacer le sens de l’observation… et la précision du coup de main que seul la pratique autorise, mais la connaissance de ces théories est toujours utile, voire indispensable !

Le travail de perspective peut être effectué par la simple observation minutieuse des différentes proportions des volumes en fonction de leur éloignement. Cette observation prouve que plus un sujet est éloigné plus il apparaît petit, ses contours sont de moins en moins nets et la tonalité des couleurs de plus en plus dégradée, ces dégradés s’obtiennent en mélangeant plus ou moins les couleurs du sujet avec celles du ciel. Pour les sujets les plus lointains, la couleur la plus foncée du ciel suffit souvent à leur représentation, la base du ciel étant très souvent plus claire. 

L’aspect plus pratique du travail de la perspective est repris avec des exemples plus concret dans la partie « Technique de niveau 2 »
Zone de Texte: Site technique de peinture par Pierre Brayard

Rien n’est plus beau que la nature et la peinture l’immortalise… parfois !

Zone de Texte:     
Notions fondamentales de perspective
Zone de Texte: Retour
Zone de Texte: Haut de la page

Pour accès direct aux sujets vos choix, cliquez sur vos choix

Zone de Texte: Culte de la difficulté
La perspective dans le tracé
La ligne d’horizon « horizontale »
La ligne d’horizon « verticale »
Détermination des points de fuite
Réductions dues à l’incidence de la perspective
Zone de Texte: Les reflets
Les hombres
Les ellipses
Tracer un cercle en perspective
Pratique de la perspective
Zone de Texte: Haut de la page
Zone de Texte: Haut de la page
Zone de Texte: Haut de la page
Zone de Texte: Haut de la page
Zone de Texte: Haut de la page
Zone de Texte: Haut de la page
Zone de Texte: Haut de la page
Zone de Texte: Haut de la page
Zone de Texte: Haut de la page