Zone de Texte: De nombreux artistes, ou aspirants artistes, aiment représenter des animaux. Il n’est pas rare en effet de rencontrer des tableaux ou des dessins avec des animaux !

Comme tous les autres modes d’expression, le dessin d’un animal présente toujours des difficultés à surmonter, c’est ce que nous allons voir à présent.





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Tour d’horizon

Voyons rapidement, par quelques traits, le dessin de quelques animaux (ci-dessous) avant de voir les principaux dans le détail.































Le cheval

Représenter des chevaux est relativement facile, mais si vous voulez donner du relief, du mouvement, de la vie à votre dessin, vous devez connaître ce qui suit.

Si nous observons bien un cheval, nous pouvons constater que son corps peut s’inscrire dans un carré (Figure C). Nous constatons également que la hauteur de sa tête est sensiblement égale à l’épaisseur du corps.


Si nous observons bien sa tête, nous constatons (figure A)
que de profil elle s’inscrit dans un triangle alors que de 
face (figure B) elle s’inscrit dans un losange irrégulier.

De face toujours, nous constatons sur la figure D et E 
que les genoux sont rapprochés ainsi que les jarrets
(ceci étant simplement la conséquence du fait que le 
cheval marche sur un seul doigt chaussé d’un sabot. 
Ces mêmes figure nous montre, en A, que de face, le 
poitrail du cheval a sensiblement la forme d’un triangle 
au dessous de la tête, alors que vu de derrière (figure E), l
a croupe présente l’aspect d’un rectangle, au dessus des 
jambes.

Les figures F et G nous montre les aspects des genoux et 
des sabots du cheval des pattes avant et arrière.

Représenter un animal par un dessin ou une peinture ne 
suffit pas à en faire une œuvre d’art, il faut en plus lui 
donner du mouvement, de la vie. En un mot, il faut 
saisir l’animal des ses actions les plus caractéristiques, 
et pour cela, rien ne peut vraiment remplacer votre sens 
de l’observation, cependant, concernant le cheval, voici, 
ci-dessous, quelques indications concernant son galop.

C’est d’abord en étudiant les mouvements du cheval en quelques lignes, comme vous le montre ces croquis, puis en marquant le jeu des muscles. Pour la finition, il convient de toujours imprimer au crayon, pinceau ou coteau un mouvement qui suit le sens du pelage d’une part, mais aussi, pour accroître le volume, un second mouvement plus discret qui marquera les reliefs des volumes (très souvent arrondis) 


























L’âne

Très proche du cheval, sa morphologie en diffère cependant en de nombreux points.

Il en diffère en premier par ses longues oreilles. Sa crinière est plus courte et hérissée. En proportion, sa tête est plus large, ses jambes plus fines et plus nerveuses, ses sabots sont aussi plus petits.

C’est avec trois cercles que son corps se dessine, et sa tête s’inscrit dan un losange : voir croquis ci-dessous.


























La vache

Moins souvent représentée, la vache est cependant un élément très important des dessins champêtres.

Le squelette de la vache est fort et anguleux, ce qui provoque des saillies
 sur son dos alors que son ventre est ballonné.

Dans les croquis ci-contre, en A, vous montre que son corps s’inscrit dans
un rectangle deux fois plus long que large (soit deux carrés), quant à la
 tête, elle se situe dans un troisième carré. Un grand cercle situe le poitrail 
et un plus petit l’arrière train (voir le croquis A). Les pattes sont plus 
courtes et puissantes.

La tête de face (croquis B) est faite d’ovales alors que de profil (croquis C) 
elle s’inscrit dans un angle plus ouvert que pour la tête du cheval. 

Le bœuf est plus volumineux et plus lourd que la vache.




Le porc et le sanglier

Ces deux animaux sont très semblables, mais le sanglier est nettement plus puissant.

Le corps du porc, de profil, tient dans un ovale (Schéma A1, en A2, le dessin terminé), le cou est court et les pattes sont petites. De face, la tête est formée d’un cercle pour le front, un ovale situe les deux bajoues et un cercle dessine le groin. La bouche est formée d’un triangle.


















Le sanglier présente un aspect plus puissant. Sa tête forme un triangle (voir  croquis ci-contre) A-A’, 
C-C’, tronqué par la ligne B-B’. 

Nous remarquons que la ligne C-C’ se prolonge jusqu’au jarret, ce qui renforce l’impression de
puissance de l’animal. 

Le corps s’inscrit dans deux cercles, le premier au niveau des épaules alors que le second, plus petit,
 détermine l’arrière train. 

Le cou quant à lui est pratiquement inexistant.















Le lapin et le lièvre

Ces deux animaux se ressemblent, et nombreux sont ceux qui les confondent.

Le lapin est plus petit et plus court que le lièvre, ses oreilles sont aussi proportionnellement plus courtes.
Les croquis ci-contre vous montre avec quelle facilité ils peuvent
 être dessinés. C’est avec des cercles et des ovales que nous les
 dessinons. Un cercle pour le poitrail et un autre plus grand pour
 le train arrière. Les pattes arrière sont plus logues que les pattes
 de devant.

La tête, de face est un ovale. Les bases des oreilles se touchent 
au sommet de la tête. Les yeux se placent sur les côtés. La joue,
 de profile, se dessine par un arc de cercle.











La chèvre

Son corps est efflanqué, son échine saillante, ses omoplates et son bassin pointe sous la peau.

Le front est buté et large, le nez aplati… et elle porte une barbiche !
Le poil est rude et elle porte une petite queue qui se redresse comme 
un plumet. La pis est ample et lourd, les pattes sont fines et nerveuses.



De profile (croquis A) la chèvre est anguleuse, c’est un hexagone
 irrégulier, le cou est maigre et la tête s’inscrit dans un triangle.

De derrière (croquis B), le corps forme un cercle dans lequel s’insère
un triangle qui forme l’arrière train.













Le mouton

Le mouton a moins de personnalité que la chèvre. Emmitouflé dans sa toison, il est tout rond. 

L’épaisseur de sa laine fait paraître ses 
jambes encore plus grêles. 
Comme le montrent le croquis A 
ci-contre, le mouton est fait d’ovales 
et de cercles. 

Sa tête, croquis B, s’inscrit dans un 
triangle arrondi sur le sommet de la t
ête avec de grandes oreilles situées 
légèrement au dessus de l’axe des yeux.






Le chien

Il existe de multiples races de chien. Les uns n’atteignent pas le poids d’un kilogramme, alors que d’autres dépassent cent kilos !








































Le cerf

Le corps du cerf se résume à quelques formes géométriques que les croquis ci-dessous vous aideront à dessiner.

























L’écureuil

De trois cercles naissent les écureuils, mais ces cercles ont des positions différentes selon les mouvements de l’animal, comme vous le montre les croquis ci-dessous :

















Le renard

La tête du renard s’inscrit dans un cercle et son museau dans un triangle.

Les croquis A1 et A2 vous montrent le passage du croquis au dessin proprement dit (A2)






















Les insectes

Il existe des centaines de milliers d’insectes, nous en connaissons tous des centaines, de la fourmi au papillon ou de la mouche à la libellule en passant par la guêpe ou le scarabée !

Ils sont articulés, cuirassés, armés, souvent féroces. Ils volent, rampent, broient, sucent, creusent, piquent, etc.

Leur dessin posent assez peu de problèmes. Le corps de l’insecte se compose d’un abdomen aux formes géométriques simples, la tête est petite. Les ailes et les pattes s’ajustent au thorax et les pattes s’articulent comme de fines pièces mécaniques.

Vous trouverez quelques exemples dans les croquis ci-dessous pour guider vos premiers pas, pour la suite, rien ne vaudra votre sens de l’observation : ne vous inquiétez as à ce sujet, il se développera au fur et à mesure que vous dessinerez.



























Vous remarquerez que A est l’ébauche de A’, B de B’, etc.


Les poissons 




















Les grenouilles






















Les salamandres et les lézards













Les serpents














Les oiseaux

Nous le savons tous, les oiseaux naissent dans un œuf ! Or, le corps de l’oiseau garde la forme de l’œuf durant toute sa vie : c’est la forme idéale pour fendre l’air.

Comme il existe de nombreuses formes d’oiseaux, nous observerons que ces formes sont parfaitement adaptées aux modes de vie de chacun. Ainsi, les pattes sont différentes selon que l’oiseau court, nage, grimpe lorsqu’il ne vole pas.

Les ailes sont aussi très différentes selon l’espèce : elles sont très grandes chez les mouettes, les cormorans, les frégates, alors qu’elles sont minuscules chez les manchots !

Dans les croquis ci-dessous, nous retrouvons toujours la forme de l’œuf dans celle du corps de l’oiseau. La tête elle aussi est de forme ovoïde. 




Toujours en reprenant la forme de l’œuf, il suffit de 
modifier les pattes et la forme du cou et de la tête en 
quelques traits pour obtenir des oiseaux de différentes 
espèces, comme le montre les croquis ci-contre :




































Nous venons de voir les oiseaux au sol, mais nous savons
 tous que la grande majorité des oiseaux est capable de voler. 

Ce sont différentes positions de vol que  montrent les 
croquis ci-contre.

Nous trouvons ainsi en :

A : un canard en vol de croisière

B : L’atterrissage du canard

C : L’envol du canard

Les croquis suivants montrent les positions des ailes en vol.





















Ci-contre, toujours dans les positions de vol, les croquis 
montrent en :
En A un oiseau qui élève ses ailes, 
en B il les déploie, 
en C il les abaisse en avant 
alors qu’en D l’oiseau est en vol plané. 












Il est toujours très difficile pour un dessinateur ou un artiste peintre de saisir un oiseau « au vol », en raison de la brièveté de l’observation. Pour travailler d’après nature il convient donc de travailler très vite et une bonne mémoire visuelle alliée à un bon sens de l’observation sont souvent indispensables ! Aussi, l’ensemble des croquis ci-dessus facilitera votre travail. Il sont volontairement très simples pour vous permettre de les travailler rapidement sur une feuille de papier pour acquérir un automatisme dans votre dessin qui vous sera très utile lorsque vous travaillerez d’après nature.


L’éléphant

Le corps de l’éléphant, comme le montre les croquis ci-dessous, s’inscrit dans un ovale. Sa tête atteint presque la hauteur du corps. Ses pattes sont épaisses, robustes, d’une hauteur de la moitié du corps environ. Attention à sa longueur, l’éléphant s’inscrit presque dans un carré (sauf la trompe et la queue qui en dépassent). 







Il convient aussi d’apporter un soin particulier au travail de la t
rompe et des défenses, principales caractéristiques de l’éléphant.

Sa queue, quant à elle, est petite… par rapport à la taille de 
l’animal !







La faune sauvage

Pour dessiner un animal, il faut toujours commencer par bien l’observer. Nous constatons alors qu’ils sont faits de courbes, de cercles, d’ovale : il faut choisir les traits essentiels, ne conserver que les formes caractéristiques. Ce sont des figures géométriques simples qui permettent d’effectuer rapidement le croquis d’un animal. Voici quels que exemples ci-dessous :




Pour effectuer une étude, il n’est pas besoin d’affiner le croquis, 
le tracé de quelques traits suffit à personnaliser un animal, c’est 
sur une œuvre complète qu’il convient de fignoler… mais attention 
de ne pas détruire votre travail de base qui vous sert de support !

Ainsi, quelques traits permettent de figurer la tête d’un lion, mais 
il est aussi très important de bien saisir son allure « majestueuse » 
comme par exemple le lion couché ci-dessus : sa tête domine 
largement son corps, contribuant à lui donner son aspect altier,  fier !

Pour l’hippopotame, son aspect massif se détermine par deux ovales, 
presque circulaires, qui se chevauchent pour donner le corps et les 
épaules.





Nous conservons les mêmes principes ci-dessous pour représenter un félin comme le tigre ou la panthère. L’allure générale du félin qui se faufile pour approcher sa proie s’inscrit dans un triangle très « aplati ».




Remarquez aussi les formes caractéristiques des oreilles, 
souvent en losange comme pour la gazelle ou le kangourou. 






L’ours a les oreilles plus arrondies alors que le félin les a 
toutes petites.














Le bestiaire

Depuis toujours, semble-t-il, les animaux ont servi à la décoration. Ils ont souvent servi de symboles ou d’ornements. Nous les retrouvons sculptés, peints, gravés, tissés. Nous les retrouvons sur les monnaies ou les blasons !

L’homme, non content d’interpréter les animaux existants en créa d’autres qu’il fit vivre dans ses contes et ses légendes. Ainsi naquirent les licornes, les sphinx, les dragons et bien d’autres monstres qui forment un bestiaire à la fois naïf et effrayant. Voici quelques exemples ci-dessous :











































































Les arbres

Pour dessiner un arbre, il faut d’abord observer son squelette. Comparer les proportions des différentes parties puis tracer la masse de feuillage en dessinant les polygones qui les enveloppent. Pour les feuilles, quelques traits les suggèreront, des traits bien à leur place : petites touches ascendantes pour les peupliers, larges dentelures pour les marronniers, fines hachures serrées pour les sapins.

Il est très important que les ombres contrastent avec les parties éclairées, c’est ce qui donne à l’arbre son volume. Ci-dessous, quelques exemples d’arbres :


























A titre indicatif, voici ci-dessous les trois phases du dessin d’un arbre (méthode traditionnelle)






















Les plantes

Comme pour les arbres, votre sens de l’observation doit toujours être en éveille pour dessiner les plantes. Le dessin des plantes, dans le détail, est utile pour le travail des natures mortes, les œuvres documentaires ou les premiers plans des tableaux. Attention aux parties à l’ombre : attachez le plus grand soin à la répartition de l’ombre et de la lumière, ces deux composantes contribuent très largement à donner du « volume » à votre dessin.











































Les humbles

Les humbles, pris dans le sens de familles de plantes sauvages, des fleurs des champs, de simples herbes folles,  font avec les épines et les ronces d’excellents premiers plans. Attention de ne pas trop charger, il convient de suggérer seulement, de ne garder que l’essentiel.

Les humbles doivent être traiter avec sobriété, en traits vigoureux qui, par contraste, donneront de la profondeur aux paysages. Ci-dessous, quelques exemples d’humbles.













































Résumé

Nous venons de voir les principaux modes de dessin. Il s’agit là d’éléments importants pour tous les arts graphiques de type figuratif. Seulement il convient de préciser que, concernant la peinture ou l’aquarelle, le dessin préalable n’est absolument pas nécessaire, il nuit même à la spontanéité de la peinture, laquelle peinture ne devant pas être un simple coloriage de dessin. De plus, le tracé du dessin nuit le plus souvent à la qualité des pigments colorés (souillures, voire réactions chimiques non souhaitables)

C’est cette nouvelle technique de peinture figurative sans dessin préalable que je vous invite à découvrir, mais il ne faut jamais perdre de vue que la connaissance des proportions propres au dessin est pratiquement indispensable aux artistes peintres qui travaillent en mode figuratif. Le travail de l’abstrait quant à lui impose beaucoup moins de contraintes. Le dessin des perspectives est traité dans la partie peinture. 

Je vous invite donc à prendre connaissance d’un mode de peinture directe, sans dessin préalable, mais s’appuyant néanmoins sur une parfaite connaissance du dessin pour être élevée au plus haut niveau, la réalisation de la figuration devenant alors pratiquement automatique, si j’ose dire, et ce après une grande pratique du dessin. 









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Rien n’est plus beau que la nature et la peinture l’immortalise… parfois !

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Le dessin animalier et nature

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