Zone de Texte: Il est temps à présent de passer à la pratique en commençant par le corps humain. Les petites astuces qui vont suivre sont applicables au dessin, certes, mais aussi à toutes les autres disciplines de l’art pictural (peinture, pastel, aquarelle, sanguine, fusain), voire sculptural. Le but de ce site étant de permettre à un débutant de devenir rapidement un véritable artiste peintre. C’est un ensemble de données et de théories simples qui vous sont précisées, sans perdre de vue que votre sens de l’observation constituera toujours votre "outil" principal. Ne vous inquiétez pas si vous pensez en manquer, ce sens de l’observation se développera au fur et à mesure que vous avancerez dans votre travail d’artiste, les conseils et précisions qui vous sont donnés ici ne feront que soutenir ou préciser les éléments que vous aurez à traduire par votre travail.


Silhouette humaine

Vous allez vous rendre compte qu’en fait, aucune difficulté n’est insurmontable. Regardez par exemple 
silhouette d’homme pour analyser les proportions des différentes parties du corps. En dessin ou en peinture
ces proportions sont appelées les canons. Ces canons constituent les proportions moyennes du corps humain
ou du visage. Lors de votre travail d’après modèle, il vous appartiendra d’apporter de légères modifications
 pour respecter la nature de votre sujet.

C’est ainsi que vous remarquerez que la tête est sensiblement égale au 1/8 de la hauteur total du corps d’un
homme adulte, chez le petit enfant cette proportion passe à 1/6, la tête étant proportionnellement plus
importante.

Le corps peut se diviser en deux parties (ligne verte A, A’), mais attention, sur les sujets de petite taille, les 
jambes sont souvent un peu plus courtes, ceci provenant du fait que la croissance humaine se termine par les
jambes, un blocage de la croissance, pour une raison ou une autre, engendre souvent cette disproportion plus
ou moins importante: c’est votre sens de l’observation qui vous permettra d’adapter votre travail à la personne
qui vous servira de modèle, mais il est très important de connaître les canons du corps humain, au même titre 
que ceux du portrait que nous allons étudier également.

Ainsi, pour les canons types du corps humain, nous devons savoir que le corps est divisé en deux partie, le
milieux étant le bas du bassin, le milieu de la partie supérieur arrive à la poitrine (ligne rouge entre 2 et 3) 
alors que le milieu de la partie inférieure arrive aux genoux (ligne rouge entre 6 et 7). La hauteur de l’homme
est sensiblement égale à la largeur de ses bras étendus (variations plus ou moins importantes possibles) alors 
que la longueur des bras allongés arrive à mi-cuisse.

Lorsque vous dessinez, dans un premier temps, pour la mise en place, ne gardez que l’essentiel, laissez les
détails pour le travail de finition: pour ce travail de finition, c’est à votre sens de l’observation que vous devrez
 faire appel, mais si les volumes du corps sont correctement proportionnés, ce travail en sera grandement facilité.


Le portrait

N’est pas portraitiste et paysagiste qui le veut ! J’ai remarqué à l’occasion de nombreuses expositions, lors de concours ou avec mes élèves, que les artistes polyvalents sont rares ! Ainsi un bon portraitiste est aussi rarement un bon paysagiste, et vice-versa. Cependant, je pense que les uns comme les autres doivent posséder un minimum de maîtrise de l’ensemble des techniques, ne serait-ce que pour rendre leur travail «vivant».

Voyons à présent quelques généralités sur le portrait en commençant par les proportions.

Généralités sur le portrait

Comme le montre les croquis ci-contre, les têtes de chacun présentent des aspects fort différents, cependant, quelques soit leur aspect, nous retrouvons toujours certaines
 propositions que nous appelons « canons du portrait». 




















Les canons classiques vous sont donnés ici à titre indicatif (à gauche, avec les proportions délimitées par les lignes rouges. Deux cercles avec un diamètre égal à la moitié de la hauteur de la tête et leur centre situé sur le même axe, mais séparés d’un diamètre vous donne sensiblement les proportions (voir croquis).

Ces proportions, pour justes qu’elles soient, ne sont pas faciles à mettre en application aussi ai-je rechercher d’autres méthodes.

Il existe plusieurs manières d’expliquer les canons du portrait. Ainsi, le dessinateur allemand, Hans Dürer, par exemple en a fait un remarquable exposé, repris par ailleurs par l’Espagnol José Paramon dans son livre «portraits» (Edition Bordas). Pour ma part, j’ai recherché une méthode plus simple, avec des critères faciles à retenir, pour obtenir des canons tout aussi précis surtout très faciles à mettre en pratique.


Canons du portrait

Comme le montre le croquis ci-contre, la tête humaine peut être délimitée par un
rectangle de 7 unités de hauteur et 5 de largeur: comme le dirait l’expression, elle
peut se faire en 5-7, une expression facile à retenir! Chacun de ces carreaux a pour
unité la largeur d’œil du modèle, c'est-à-dire que les deux yeux sont à situer sur la
ligne horizontale des carreaux (en rouge), dans l’axe A-A’ situant le milieu de la tête
(sans tenir compte des cheveux). La ligne de carreaux verticale (en rouge) espace les
 yeux d’une demie unité de chaque côté de l’axe verticale situant le milieu de la tête:
axe B-B’. Ainsi, chaque œil est séparé par la largeur d’un autre œil, les deux yeux se
situant dans les carreaux 4b et 4c. Si nous prenons la ligne horizontale des sourcils
(entre 3 et 4), nous constatons que la pointe du nez se situe à 2 unités plus bas (ligne
entre 5 et 6), donc le nez mesure en moyenne la longueur de deux yeux, alors que sa
largeur à la base est sensiblement égale à la longueur d’un œil. La lèvre inférieure
est située en moyenne une unité plus basse que la pointe du nez alors que la pointe
du menton termine la partie inférieure du visage sur la dernière ligne. 












La partie supérieure de la tête

La partie supérieure de la tête est plus facile à situer : le sommet du crâne se situe exactement sur la dernière
ligne (les cheveux se situent légèrement plus bas à la base alors que le sommet se situe toujours légèrement 
plus haut que celle ligne), soit 3 unité au dessus des sourcils, ce qui situe toujours les yeux au milieu du 
visage, dans tous les cas, pour une personne qui a la bouche fermée. 

Attention, de nombreux artistes commettent l’erreur de situer les yeux trop haut : les yeux ne sont jamais en
haut de la tête, mais toujours au milieu !

Une fois la mise en place terminée, il ne vous reste plus qu’à affiner votre travail. Ce simple exercice est
à réaliser de nombreuses fois pour acquérir l’automatisme des proportions… de manière à oublier le
quadrillage, et ensuite passer au travail des détails et des expressions.

Ci-contre, un dessin réalisé selon cette méthode et estompé au doigt.

















Les « vestibules »

En terme de morphopsychologie, les vestibules sont les organes de perception, à savoir les yeux, le nez, la bouche et les oreilles.

Je reviendrai sur les correlations qui existent entre les formes du corps et du visage et les interprétations des caractères psychologiques qui en être faites. Vous pouvez dors et déjà constater que l’humeur des gens peut se voir sur leur visage (regard, lèvres...)


Le nez

Commençons par le nez. De profil, le nez forme un angle. Pour le dessiner de face, nous n’indiquons que son ombre, les narines sont des virgules couchées. Les ailes du nez sont tracées légèrement.

Il existe une multitude de nez : les nez épatés, busqués, aquilins, grecs, retroussés, etc. Les nez des femmes, comme ceux des enfants sont souvent si discret que les deux narines suffisent souvent à les évoquer.



























Les yeux

Les yeux sont le reflet de l’âme, entendons-nous souvent… Il est certain que le regard peut exprimer beaucoup de choses, aussi le travail des yeux, dans un portrait est-il très important. Il  convient d’accorder à ce travail un soin particulier. 

Pour bien le réussir les yeux et rendre l’expression du regard, vous devez avant tout comprendre la personnalité de votre modèle. Comme pour le nez, il existe une multitude de forme d’œil, ne serait-ce qu’en fonction des origines du sujet. 

Pour le dessin de l’œil, nous devons prendre en considération le fait que c’est la paupière supérieure qui descend sur l’œil et non la paupière inférieure qui remonte pour le recouvrir. De ce fait, l’axe de l’œil se situe toujours dans la partie inférieurs : ne représentez donc jamais un œil avec une forme de ballon de rugby ! Voici quelques exemples dans les croquis ci-dessous : 


















Les lèvres

Les lèvres délimitent la bouche et permettent de souligner l’humeur de votre modèle : expression de joie, de colère, de souffrance, etc. Quelques exemples par les croquis ci-dessous :




















Les cheveux

Pour le travail des cheveux, en dessin, quelques traits suffisent, comme le montre l’exemple ci-dessous :





















Les cheveux forment sur le crâne trois caps et deux golfs, comme vous le montre les croquis ci-contre :

Quelques traits pour rendre une chevelure suffisent. Par exemple, sur le sommet du crâne des enfants
se dressent parfois quelques cheveux raides et hérissés, pour les dessiner, 6 à 10 traits suffisent comme 
vous le montre le croquis ci-contre en bas à droite.

D’une manière générale, recherchez toujours l’essentiel sans rechercher les complications, le plus souvent, 
la simple suggestion d’un volume ou d’un mouvement suffisent à rendre la nature de votre modèle.












Les sourcils 

 Sans en arriver à la caricature, l’expression de l’humeur des personnes peut aisément s’accentuer par le travail des sourcils. À savoir que l’attention, la colère, la sévérité froncent les sourcils. L’étonnement et la joie les haussent en les arrondissant. Les personnes coquettes les épilent alors que le primitif les a en broussaille. Le petit enfant n’en a pratiquement pas. Voici, ci-dessous, quelques exemples : 














Les expressions

Les visages sont mobiles, vivants, ils traduisent ainsi la joie, la tristesse, les pleurs, l’étonnement. Apprenez à observer les commissures des lèvres : relevées, elles expriment la joie, descendantes, la tristesse. Les fossettes ne sont as à négliger. Les yeux sont souvent lissés par la joie, le visage d’enfant épanoui est plus « rond ». Les sourcils descendent dans la tristesse. L’étonnement arrondit les yeux et la bouche, soulève les sourcils et allonge légèrement la figure. 


Les croquis ci-contre vous montres quelques exemples d’expressions :
A, le rire
B, la bonne humeur et la joie
C, la mauvaise humeur et les pleurs
D, l’étonnement























La ressemblance

Pour la ressemblance, il convient de saisir l’essentiel, les traits les plus caractéristiques de vos modèles, un peu à la manière des caricaturistes pour donner une première ressemblance. En affinant ces caractéristiques vous obtiendrez alors un portrait ressemblant.










Il est important aussi de respecter le port de tête de votre modèle : ainsi, certaines personnes ont, le plus
souvent, la tête légèrement penchée à droite ou à gauche. Les rictus habituels, l’expression du regard et
même certaines habitudes (comme la cigarette de Steve McQueen par exemple : ci-contre) contribuent
grandement à la ressemblance. 

Cependant, dans tous les cas, n’oubliez jamais que rien ne peut remplacer la pratique, c’est par un
travail intensif que vous parviendrez à maîtriser votre dessin, ou votre peinture. Dans vos débuts,
recherchez des modèles très expressifs, plus faciles à « traduire ». Vous connaîtrez de nombreux
échecs, comme tous les artistes, il vous faudra beaucoup de persévérance avant que votre main
traduise parfaitement votre pensée ou matérialise ce que vous entendez réaliser.














Le travail de la musculature

Le travail de la musculature n’est pas à négliger pour donner une impression de force, de vitalité, de relief à votre dessin ou votre peinture.

Sans en arriver, comme certains artistes, à analyser dans le détail des planches d’anatomie, savoir observer trouve ici sa pleine application. N’oubliez jamais que le sens de l’observation est toujours à privilégier : la théorie n’est qu’un accessoire, très utile, certes, mais elle ne saurait en aucun cas s’adapter à tous les cas particuliers que vous aurez à traiter. Ne perdez pas de vu le fait que vous ne trouverez jamais de personne absolument identique… même chez les vrais jumeaux, c’est donc à vous qu’il appartiendra d’adapter votre travail à votre modèle, d’une part, mais aussi à vous-même et au but que vous rechercherez. Aucune technique ne saurait posséder un caractère universel, l’art est en perpétuelle évolution… pas toujours positive d’ailleurs !





































Les différences de morphologie

Il est évident qu’il existe de grandes différences de squelette et d’aspect entre un homme et une femme. Pour en prendre conscience, le plus simple pour un dessinateur ou un peintre consiste à comparer les squelettes de chacun d’entre eux.

Ainsi, nous pouvons constater, sur le croquis ci-contre, que la femme est proportionnellement plus
petite que l’homme, ceci en généralité, il existe toujours des exceptions… d’autant plus que certaines 
femmes sont viriles et certains hommes efféminés.

Dans le squelette de l’homme comparé à celui de la femme, nous pouvons constater les différences suivantes :
l’homme a les épaules plus larges que la femme
le bassin de la femme est plus large que celui de l’homme
Le thorax de l’homme est plus large
L’os du fémur  est proportionnellement plus long chez la femme (cuisses plus longues chez la femme, en
      proportion)

Le tibia et le péroné sont proportionnellement plus longs chez l’homme (jambes plus longues que la cuisse
chez l’homme)

Le modelé de la peau est aussi très important : attention aux traits trop durs ! La peau du visage de la femme,
comme celui du petit enfant est plus douce, moins « burinée » que celle de l’homme, du moins jusqu’à un 
certain âge. 

L’expression des personnes âgées, en raison de leurs rides plus profondes est plus facile à dessiner.













Les mains

Dessiner une main constitue un excellent exercice d’observation. Pour simplifier votre travail, il est indispensable de simplifier et de ne conserver que la forme générale, de se rendre compte du rayonnement des doigts.

Si vous regardez une main ouverte, vous constaterez qu’elle à l’aspect d’une simple fourche aux dents inégales plantées en rayon dans la paume.

Si vous la regardez fermée, les doigts convergent vers le majeur. Deux arcs inégaux indiquent les muscles de la paume. Les croquis ci-dessous vous donnent quelques exemples.






































Les Pieds

Le plus souvent, le travail des pieds est « contourné » par de nombreux artistes ! Il est en effet beaucoup plus simple de cacher les pieds… mais est-ce une solution pour cacher son incapacité à représenter correctement un pied ? Certainement pas !

En fait, le travail de représentation d’un pied est des plus simple… si l’on connaît la petite astuce que ces petits croquis vous montrent, dans différentes positions. Dessiner un « support » en « 8 » permet de se sortir de nombreuses difficultés. Quelques petits exercices d’entraînement et vous serez capable de surmonter les difficultés de la représentation des pieds.


Croquis ci-contre :
A, de profile, le pied s’inscrit dans un triangle, le talon et le gros orteil font saillie
B, de face, un 8 vertical donne son allure général
C, de derrière, le pied conserve sa forme générale en 8
D, couché, la base du pied reste un 8 inversé (grosse boucle en haut) et incliné.


















Les plis et les drapés

Le travail du plis et des drapé des tissus (vêtements, rideaux, voiles, etc.) est très important pour donner des impressions de relief à vos dessins ou peintures. Les tissus dessinent des plis qui font deviner les corps qu’ils recouvrent.





























Les plis obéissent aux lois de la pesanteur, des tractions ou des poussées. Il existe donc différents types de plis, ainsi nous trouvons :
les plis durs des failles ou des taffetas
Les plis de suspension, longs et pendants qui partent de leur point d’attache
Les plis des jointures qui partent d’un même point, comme les plis des manches ou des genoux

Le travail des drapés s’effectue en complément du travail des plis, ils suivent les mêmes lois. Pour obtenir un drapé agréable à l’œil, il faut respecter le mouvement du tissus, de ce fait, deux mouvements s’imposent : l’un dirigé vers le point de départ de la pliure du drapé (comme pour les plis), en rayon, et l’autre dans le sens des mouvements du tissu, souvent plus ou moins arqué, là encore c’est votre sens de l’observation qui vous indiquera la juste trajectoire à donner à votre crayon, pastel, pinceau ou couteau.



Les chapeaux

Les chapeaux se présente sous de multiples formes, du feutre au canotier, du panama au melon en passant par la toque, la barrette, le mortier, le calot, le képi, le huit-reflets, la casquette, sans oublier la couronne et le bonnet d’âne.

La partie essentielle du chapeau est la calotte qui coiffe la tête. Le bord de cette calotte dessine une courbe autour de la tête sur le front et le crâne. Cette courbe est plus ou moins ronde selon que le chapeau est vu de face, de dessus ou de dessous. La façon de le porter diffère également selon la personne qui le porte. Voici quelques exemples dans les croquis ci-dessous :


































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Rien n’est plus beau que la nature et la peinture l’immortalise… parfois !

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